Le football, une histoire que chaque supporter peut écrire un jour

L’image que nous renvoie certains stades n’est pas celle qui annonce le passage de l’amateurisme au professionnalisme.
Les parents préfèrent rester chez eux plutôt que de prendre la route des stades. Nombreux ceux qui décrochent, refusent de prendre place dans les gradins. Plus rien ne semble les pousser à y aller, encore moins avec leurs progénitures. Les injures qui s’échangent entre supporters ou vers leurs joueurs ne sont pas celles qui annoncent un ciel bleu.

Est-ce la faute à l’absence
de la VAR, si…
Des erreurs d’arbitrage continuent de faire l’affiche lors des rencontres les plus sensibles. Est-ce la mèche qui s’allume et fait exploser la colère des supporters, et freine le développement du football national ? L’absence de la VAR, tant promise sur plusieurs stades, qui pourrait être la cause des mille et une gesticulation d’entraîneurs envers les arbitres ? D’un côté, quand faut-il recourir à la VAR ? Qui le détermine ? Les capitaines des équipes, les entraîneurs, l’arbitre et ses assistants, un juge extérieur devant son écran ? Selon les expériences déjà réalisées, pourquoi dans certains cas litigieux la VAR n’a-t-elle pas été sollicitée du tout, comme lors de cette CAN 2023 et d’autres fois oui ?

Le football souvent piégé
Souvenez-vous le penalty accordé à des équipes et pas à d’autres, à ceux qui répondent aux orientations des arbitres de la cabine VAR, ou pas. Il y a eu même des cas ou même après avoir consulté la vidéo et regardé la scène cinq fois, le doute demeurait. Des cas sont enregistrés lors des éliminatoires, il n’y avait jamais faute de main volontaire et donc penalty, à notre avis, pourtant le directeur de jeu l’a accordé et cela a complètement modifié le cours du jeu. Non seulement, mais aussi nombreux sont ceux qui oublient qu’ils sont la vitrine du football national. Les contestations deviennent un jeu, pour une faute commise, et après, c’est toute une brochette d’injures qui résonne.

Une partie de foot peut
se transformer en…
A Tizi-ouzou, comme souvent ailleurs dans certains stades, c’est une poignée d’énergumène qui fait souvent voler en éclat le climat sportif en climat de provocation en direction des joueurs et de l’arbitre. Les immeubles d’en face n’en peuvent plus, les locataires se barricadent, fenêtres fermées. Que faudra-t-il faire pour que nos stades deviennent des endroits de détente ? Le spectateur recherche un spectacle de qualité, sans se soucier de l’équipe qui le lui offre. Sur le terrain des joueurs dits professionnels, sont hélas souvent les premiers à donner l’exemple contaminent les gradins, des entraîneurs qui s’emballent eux aussi à la moindre faute, prennent à partie les juges centraux ou de touches pour justifier leurs échecs.
…Le match du week-end n’est pas un moment comme les autres
Ce vendredi, les gradins etaient pratiquement vide au 1er novembre de Tizi-ouzou alors au stade 5-Juillet. Une autre image qui symbolise l’amour que les supporters portent à leur équipe malgré le score de 5-1 enpoché par les Rouge et Noir face au PAC. Un comportement qui ne peut être qu’un exemple. Les fans ont préferé rester à la maison, pour exprimer leur mécontentement. Fort heureusement, comme un peu partout à travers les stades du monde, les supporters peuvent, et ont le droit, d’être joyeux même tristes et exploser puis se muer en spectateurs silencieux mais leur comportement dans le stade dépend avant tout de ce qu’ils regardent. Le moteur de son engagement relève de la passion, de l’éventail des émotions qu’elle produit. Il est vrai aussi que le match du week-end n’est pas un moment comme les autres. Un confrère estime que c’est sa raison de vivre et de survivre à sa semaine, son travail et ses collègues. On remarquera dans certains stades que les sièges ne sont d’aucune utilité puisqu’ ils sont debout tout au long de la rencontre. Les chants et les insultes n’ont aucun secret pour lui.

En résumé
Le nouvel entraîneur de la JS Kabylie, Azzeddine Aït-Djoudi, en sa qualité d’homme de terrain sait que sans les supporters, le club ne fera pas grand-chose durant cette phase retour. Il reconnaît ouvertement qu’il y a des manquements dans l’équipe et que des erreurs ont été commises lors de l’intersaison, mais pour sauver ce qui reste à sauver, il compte sur l’apport du public pour assurer une place qualificative à une compétition continentale la saison prochaine.

H. Hichem