L’hiver, l’eau et le tarif au pif

Tiaret

De nombreux quartiers de la capitale des Hauts-Plateaux Tiaret n’ont pas vu une goutte d’eau, depuis la semaine dernière.
Les pannes, la mauvaise gestion et le laisser-aller ont fait les affaires des propriétaires des camions-citernes, avec un tarif au pif. Ces derniers profitant de la moindre aubaine pour réaliser de juteuses affaires avec 1500 DA, le citoyen achète 1000 litres, soit l’équivalent et le prix de l’eau minérale. Avec les nouvelles cités, les occupants des derniers étages de certains immeubles ont été contraints de sortir les jerricans et reprendre la vieille corvée devant cette pénurie. Même le précieux liquide, on ignore sa source. Aujourd’hui, avec trois barrages d’une capacité de 100 millions de m3, une vingtaine de retenues collinaires et autres points, les responsables font la sourde oreille, loin de la gestion. Même le wali Bouguerra a à maintes reprises tiré à boulets rouges sur les secteurs concernés. S’expliquant mal une perturbation intervenant en période hivernale, de nombreux citoyens se sont rapprochés de notre bureau et s’interrogent sur le projet sur cale du dessalement de l’eau de mer. Comme à l’accoutumée, même les habitants des rez-de-chaussés sont fortement pénalisés. «On ne comprend plus rien», fulminent nos interlocuteurs ne sachant où donner de la tête. Tiaret une ville en hiver sans et l’eau vendu au tarif au pif.
Hamzaoui Benchohra