Une vision éclairée

Les orientations contenues dans les messages du Président Abdelmadjid Tebboune à différentes occasions historiques et fêtes nationales portent «une vision éclairée sur les questions de la Mémoire et la transmission du message des chouhada». C’est ce qu’a souligné le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Laid Rebiga, dans une déclaration à l’APS à la veille du 62e anniversaire de la fête de la Victoire. Cette vision, estime le ministre, est «le ciment qui renforce la cohésion populaire et le front intérieur de notre nation et son ancrage avec fierté, grâce aux sacrifices de ses hommes et femmes».

Plus particulièrement, s’agissant de la fête de la Victoire, «l’Algérie réserve à cette fête ce qu’elle mérite comme célébration, considération et évocation des valeurs qu’elle incarne, des valeurs qui transcendent cette occasion et consacrent la fidélité aux principes et à la voie tracée par de la Révolution du 1er Novembre 1954 qui fut l’aboutissement de la lutte acharnée menée par nos aïeux depuis 1830», estime le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit. «Aucun Algérien, ni Algérienne n’ignore la spécificité qui caractérise la fête de la Victoire, puisée de la nature du périple long et difficile et des énormes sacrifices consentis par la Nation, dans chaque parcelle de son territoire et même en terre étrangère pour parvenir au résultat escompté», souligne-t-il. Pour Laid Rebiga, le message de Novembre «ne se limite pas à la glorification théorique ou à l’évocation des occasions, de l’héritage et des gloires marquant cette époque ou encore des hauts faits de ses artisans, mais la fidélité, a-t-il dit, est de recourir à cette référence opulente pour tracer les lignes directrices des devoirs de l’heure, ou de ceux que nous envisageons de réaliser à l’avenir».

En conclusion, «L’Algérie nouvelle, sous la direction du président de la République, accorde une importance majeure à notre Histoire nationale, à relever le niveau de conscience à l’égard de celle-ci, au niveau de la méditation et de la contemplation, à mieux raisonner pour comprendre et étudier l’Histoire, étant une source de valeurs et de principes ancrés et un vivier intarissable pour l’édification d’un avenir rayonnant». Pour rappel, en décrétant que le 19 mars sera commémoré comme le «Jour de la Victoire», les Algériens ont choisi de tourner la page controversée des Accords d’Evian en leur donnant ce qui est, à leurs yeux, la seule signification satisfaisante depuis leur signature: reconnaissance de l’indépendance, pour laquelle ils ont déclenché le 1er novembre 1954 une lutte armée qui prendra fin justement ce 19 mars 1962 ; indépendance qui sera confirmée moins de quatre mois après par le référendum du 1er juillet.
L. A.