Les pays africains doivent se concerter pour faire face à la pauvreté énergétique

Forum économique sur l’énergie en Afrique

Les participants au Forum économique sur l’énergie en Afrique ont appelé à la concrétisation de l’intégration économique entre les pays du continent pour faire face au déficit enregistré dans le domaine de l’énergie.

Lors du Forum, organisé lundi à Alger par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), sous le thème «Eclairer l’Afrique», les intervenants ont tenu à souligner que le développement en Afrique passe initialement par la réalisation d’infrastructures de base solides dans le domaine de l’énergie, notamment de l’électricité, un objectif impossible à atteindre qu’en renforçant l’intégration entre les pays africains.
Intervenant à cette occasion, le Directeur de la promotion des échanges économiques au ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Rabah Fassih, a affirmé qu’«en dépit de l’importance de l’énergie en tant que moteur de développement, certains pays africains continuent, néanmoins, de souffrir du problème d’alimentation en énergie électrique, malgré les moyens et les grandes ressources naturelles qu’ils recèlent, comme l’énergie solaire, hydraulique et éolienne».
Le problème réside dans «le mode d’exploitation de ces ressources et leur transformation effective en électricité au profit des habitants», a-t-il ajouté. Ainsi, a-t-il poursuivi, les pays africains sont appelés à trouver les solutions nécessaires aux problèmes entravant leur processus de développement, au titre d’une approche globale, «fondée sur le principe de coopération et d’intégration», dans divers domaines en vue de rattraper les lacunes et de réaliser l’essor «collectif», à travers les différents programmes et mécanismes prévus dans l’Agenda 2063. M. Fassih a souligné à cet égard que les institutions algériennes, grâce à leur vaste expérience dans les domaines de production, de transport et de distribution d’électricité, et à leurs centres de formation, sont à même de contribuer aux différents programmes continentaux visant à exploiter de manière optimale les ressources naturelles disponibles, ce qui leur permet de jouer un rôle «prépondérant» dans ce domaine.
Pour sa part, le chef de division des politiques, stratégies et appui à la Commission africaine de l’énergie (AFREC), Yagouba Traoré, a appelé à la coordination des efforts et des stratégies et à l’échange d’expertises entre les pays africains dans les différents secteurs, notamment énergétique en vue de trouver les solutions adéquates aux problèmes rencontrés et de combler le déficit engendré par le manque de maîtrise des technologies modernes afin de réaliser la transition escomptée, à savoir «l’électrification du continent». Le directeur exécutif de l’AFREC, Abdallah Ali Rashid, a, quant à lui, souligné que 600 millions de personnes dans le continent africain souffrent de l’absence d’éclairage, ce qui impose de «renforcer nos capacités dans ce domaine par le biais de la formation et la recherche des compétences nécessaires et aptes à relever les défis pour une exploitation optimale et rationnelle des ressources disponibles».
Cela ne se réalisera que par «la coopération bilatérale et l’intégration, qui se concrétisent par la construction de lignes électriques entre les pays africains, les raffineries de pétrole, les oléoducs et les gazoducs, ainsi que la coopération dans le domaine des énergies renouvelables», a-t-il dit.

Djamila Sai