Un 12 décembre 2019

C’était «la première élection présidentielle sincère et transparente en Algérie», avait affirmé le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, en annonçant la victoire d’Abdelmadjid Tebboune, élu président de la République, le 12 décembre 2019, au premier tour, avec 58,15 % des voix exprimées, parmi les 5 candidats en lice. Il succédait au Président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis avril 1999 et contraint, après quatre mandats consécutifs, à la démission à la suite des manifestations contre sa candidature à un cinquième mandat.

Comme l’a rappelé l’APS dans un commentaire suite à l’annonce, ce jeudi, d’élections présidentielles anticipées pour le 7 septembre 2024,
«les évènements de 2019, la présidentielle reportée de juillet 2019, celle ‘’à la Hussarde’’ de décembre 2019, avaient modifié le calendrier électoral algérien. Bouleversé les traditions à cause d’événements politiques exceptionnels de par leur gravité». L’élection présidentielle du 12 décembre 2019 avait rétabli la légitimité constitutionnelle, et aussi l’espoir pour tout le pays qui avait frôlé une crise aiguë. L’élection du 12 décembre 2019 était porteuse d’espoir à plus d’un titre, après une période de flottement et d’incertitude. Cette échéance avait été reportée pour diverses raisons, exposant alors l’Algérie à des lendemains incertains et à des manœuvres politiciennes aggravées par des velléités d’ingérence étrangère visant à remettre en cause la stabilité et la souveraineté de l’Algérie. L’élection, le 12 décembre 2019, d’Abdelmadjid
Tebboune à la Présidence de la République, a été l’indicateur que le peuple algérien a fait échouer tous les calculs misant sur la chute de l’Algérie. En ce sens, elle a permis aux Algériens de renouer avec l’espoir en bloquant définitivement la voie à la pseudo période de «transition démocratique» prônée en particulier par des responsables politiques officiels français et par les médias qui étaient sous leurs ordres.

L’élection présidentielle, elle-même, n’a pas été exempte de manœuvres qui l’ont précédée menées par une partie du pouvoir de l’époque et qui visait à favoriser un candidat (qui sera crédité de 7,26%). C’est finalement Abdelmadjid Tebboune qui a été élu. Il était connu par les Algériens comme ministre et surtout comme Premier ministre (en mai 2017) quand il avait déjà tenté de changer l’ordre établi par les oligarques qui exerçaient le pouvoir réel, en tant que puissance d’argent. A l’opposé de la démarche de ces oligarques, le Président Tebboune mettra en œuvre dès son élection une approche, appelée ‘’Algérie Nouvelle’’, qui a pour but de réaliser «les objectifs tracés par le message perpétuel de Novembre, comme il l’a rappelé dans son message à l’occasion de la célébration du 62e anniversaire de la Fête de la Victoire qui se résume à souveraineté nationale et l’indépendance de la décision nationale, économie nationale efficace et compétitive, caractère social de l’Etat».
L. A.