L’Algérie dénonce le pillage des ressources des Palestiniens par l’entité sioniste

Conférence diplomatique à Genève

Lors de la Conférence diplomatique pour la conclusion, à Genève, d’un instrument juridique international sur la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques et aux savoirs traditionnels associés, la délégation algérienne a bien fait d’attirer l’attention des conférenciers sur les vrais problèmes, sérieux et concrets, auxquels est confronté le peuple palestinien face au pillage systématique et à la confiscation illégale de ses ressources et la destruction systémique de son patrimoine matériel et immatériel, du fait des pratiques illégales de l’occupant sioniste. On sait que la machine infernale de la propagande sioniste aidée par le puissant appareil médiatique occidental, a permis de diffuser les plus grossiers mensonges visant à occulter le pillages des richesses de l’agriculture palestinienne par les colons sionistes.
Un journaliste, scénariste et réalisateur australien installé à Londres depuis 1962, John Pilger (décédé en décembre 2023), a prononcé un discours à l’Expo Palestine 2017 à Londres, dans lequel il a démonté les mensonges sionistes, notamment à propos de l’orange de Jaffa, usurpée par les sionistes.
La plupart des orangeraies et des vignobles appartenaient à des Palestiniens qui cultivaient la terre et exportaient des oranges et des raisins vers l’Europe depuis le XVIIIe siècle. L’ancienne ville palestinienne de Jaffa était connue par ses anciens habitants comme «le lieu des oranges tristes». Il a parlé également du patrimoine immatériel : «À Ramallah, après l’invasion de la Cisjordanie par Ariel Sharon en 2002, j’ai traversé des rues pleines de voitures écrasées et de maisons démolies jusqu’au Centre culturel palestinien. Les soldats israéliens y campèrent jusqu’à ce matin. J’ai été accueilli par la directrice du centre, l’écrivaine Liana Badrová, dont les manuscrits originaux gisaient éparpillés et déchirés sur le sol. Un disque dur contenant ses romans et une bibliothèque de pièces de théâtre et de poésie ont été emportés par les soldats israéliens.
Presque tout était brisé et déshonoré. Pas un seul livre avec toutes les pages n’a survécu, pas une seule bande originale de l’une des meilleures collections du cinéma palestinien. Les soldats urinaient et déféquaient sur le sol, sur les tables, sur les broderies et les œuvres d’art. Ils ont enduit des excréments sur les peintures des enfants et ont écrit – en merde – « Born to Kill ». Badr avait les larmes aux yeux, mais cela ne la brisa pas. Elle a dit : «Nous allons le réparer à nouveau». Et le courageux journaliste, John Pilger, de conclure : «Ce qui exaspère ceux qui colonisent, occupent, volent, oppriment, vandalisent et profanent, c’est le refus de leurs victimes de se soumettre. Et c’est l’hommage que nous devrions tous rendre aux Palestiniens. Ils refusent de se soumettre. Ils continuent. Ils attendent… jusqu’à ce qu’ils se battent à nouveau. Et ils le font même lorsque ceux qui les dirigent collaborent avec leurs oppresseurs». John Pilger a prononcé ce discours en 2017, bien avant l’offensive Déluge d’Al Aqsa qui lui a donné raison. A la conférence diplomatique qui se tient à Genève, du 13 au 24 mai, la délégation algérienne a eu raison de plaider pour que «l’instrument international en cours de négociation reconnaisse l’obligation pour les demandeurs de brevets basés sur les ressources génétiques et les savoirs traditionnels, de divulguer l’origine ou la source de ces derniers, et que cette disposition soit assortie de mesures coercitives appropriées pour en assurer l’application». Il est clair que l’entité sioniste est visée, sachant le pillage qu’elle commet sur les ressources des Palestiniens.
Mais l’entité sioniste qui s’est mise hors-la-loi en violant le droit international sur toute la ligne, sans aucune exception, et qui pratique un génocide à Ghaza, a du mépris pour cette Conférence qui se voulait «le fruit d’efforts laborieux déployés par les Etats membres pour mettre en place un système de propriété intellectuelle plus inclusif et plus flexible qui contribuerait à la protection des formes de créativité et d’innovation qui dépendent directement et indirectement des ressources génétiques et des savoirs traditionnels associés».
Malgré tout, la délégation algérienne a souligné «les avantages qu’accorderait l’adoption d’un instrument international ambitieux sur la propriété intellectuelle, les ressources génétiques et les savoirs traditionnels associés». Lakhdar A.