La VAR dans les stades pour sauver l’éthique du sport

Le Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football, réuni mercredi au Centre technique national de Sidi Moussa, a approuvé le cadre stratégique du programme For Word 2023-2026, qui comprend notamment l’acquisition des stations VAR.

«La commission d’organisation de la Coupe d’Algérie va désigner les stades devant abriter les quarts de finale de l’épreuve, en prenant en compte bien évidemment l’installation de la VAR et la retransmission télévisuelle», a ajouté Mesloug, également chargé de la gestion de la Ligue de football professionnel, rapporte l’APS.
La technologie de la VAR a été utilisée pour la première fois en Algérie, lors du match Algérie-Cameroun, joué le mardi 29 mars au stade Mustapha-Tchaker de Blida (20h30), comptant pour les barrages retour) de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Tout le monde a donc eu l’occasion de le constater lors de ce match Algérie-Cameroun. Rappelons que la VAR avait déjà été utilisée la saison dernière en «Dame Coupe» à partir des demi-finales, disputées au stade Miloud-Hadefi d’Oran. Depuis, ce projet n’a malheureusement pas vu le jour.

Les 1/4 de finale sous l’œil de la VAR
Une annonce vient de redonner espoir, faite par le vice-président de la FAF, Mohamed Amine Mesloug sur les ondes de la Radio Nationale, à propos de l’entrée de la VAR dans les stades dès la saison prochaine. Une annonce plus que rassurante pour les dirigeants, joueurs et supporters. Un beau rêve que les professionnels espèrent réaliser comme le prévoit la FAF. «Nous avons décidé d’utiliser la VAR cette saison à partir des 1/4 de finale de la Coupe d’Algérie, dans des stades qui répondent aux normes internationales, soit d’une capacité d’au moins 12 000 places, dotés d’une salle de presse, et surtout d’un emplacement destiné à l’installation des stations de la VAR», a indiqué Mesloug lors d’une émission sportive à la télévision nationale, et de rappeler que «L’introduction de la technologie VAR est l’une des initiatives de la FAF à partir de la saison prochaine pour réduire les erreurs d’arbitrage.

La VAR dès la saison prochaine
Par ailleurs, on apprendra également que tous les matchs de la Ligue 1 professionnelle se joueront avec l’assistance vidéo à partir de la saison prochaine», a affirmé le responsable de la Fédération algérienne, sans pour autant fournir plus de détails sur la faisabilité de cette opération dans tous les stades du championnat ou encore sur son coût. Ce sera un événement dans le monde du football national, sachant que rares sont les pays africains qui utilisent cette technologie de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) En Algérie, la FAF ne voudra pas y rester à la traîne, mais plutôt s’inscrire dans le cadre de ses nouvelles technologies pour sauver l’éthique du sport, c’est-à-dire prendre la décision la plus juste et éviter les contestations virulentes tant sur le terrain que dans les tribunes.
La FAF va acquérir quatre stations
de la VAR mobiles
Walid Sadi veut cette technologie dans les stades. Elle répondra aux exigences du football moderne. Il travaille sur la de finalisation du dossier VAR. L’instance nationale va acquérir quatre stations de la VAR mobiles qui vont couvrir l’ensemble des matchs du championnat à partir de la saison prochaine 2024-2025. «Notre objectif est d’élever le niveau de notre championnat, cela passera par la nécessité de jouer dans des stades de classe A. Il y a un cahier des charges qui sera élaboré pour fixer les conditions des stades devant être dotés de cette technologie» a indiqué le vice-président de la FAF
En résumé
L’introduction de la VAR dans le championnat local est l’un des principaux projets de la nouvelle équipe dirigeante du football algérien, dirigée par Walid Sadi. La FAF voit en cette technologie un moyen essentiel de réduire les erreurs d’arbitrage dans notre championnat. Toutefois, des ajustements sont aussi nécessaires au niveau de la gestion de l’arbitrage et du choix des référés pour réellement améliorer le niveau de l’arbitrage, ce qui reste un sujet de débat dans l’entourage de notre football national. Reste que sa mise en route a nécessité une formation des arbitres pour se familiariser à cette outil, qui est sans aucun doute «l’un des plus grands changements de l’histoire du football, il a fallu un peu de temps pour que chacun puisse en prendre la mesure de s’y habituer», déclarait le président de la commission des arbitres de la FIFA Pierluigi Collina.
H. Hichem