Quotidien d’information indépendant - n° 5045 - Jeudi 18 Septembre 2014

Sidi Saïd : «La loi du travail 87 bis a été abrogée»

Les travaux de l’université d’été du Parti des travailleurs ont pris fin lundi après-midi au terme de quatre jours pleins, mais surtout marqués par une intervention du secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd qui avait fait un rappel de la situation durant la décennie 90.

En entamant son allocution, le secrétaire général de la Centrale syndicale a souligné que le cinquantième anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie, intervient après de difficiles moments que l’Algérie a connus tant au plan social, économique que politique. A cet effet, il rappellera le génie de l’algérien qui n’accepte en aucun cas les défaites. L’orateur a saisi cette opportunité pour souligner que durant la décennie noire, l’Algérie a livré deux batailles l’une contre l’intégrisme et l’autre contre le FMI, mais le peuple a su les surmonter. « A cette époque outre les actions de sabotage perpétrées, ce qui a valu à l’Algérie de perdre près de 1 000 entreprises, le FMI nous imposa un programme d’ajustement structurel nécessitant l’obligation de libérer 450 000 travailleurs de la Fonction publique, sans compter l’article 87 bis dans le cadre du travail et qui constitue un blocage pour l’augmentation des salaire», a-t-il dit avant de souligner que cet article est maintenant abrogé depuis la dernière réunion de la tripartie. Selon Sidi Saïd, il ne reste que la faisabilité et l’évaluation financière pour coiffer toute l’opération. Le secrétaire général précisera que cette faisabilité nécessite du temps et de l’argent. Il citera l’exemple du professeur d’université dont le salaire passera de 6 millions à 26 millions de centimes par mois. Il affirmera que la situation des corps communs qui sont au nombre de 65 000 sera réglée une fois l’opération de l’abrogation de la loi 87 bis terminée. En parlant de la souveraineté nationale, M. Sidi Said dénonça avec force l’initiative de la Suisse d’ester en justice le général en retraite, Khaled Nezar. «N’ayant pu trouver une faille pour s’ingérer dans nos affaires, elle a voulu toucher à notre intégrité», a-t-il précisé avant de préciser qu’en tant que secrétaire général de l’UGTA, M. Khaled Nezar bénéficie du soutien de l’ensemble des militants de la central syndicale. A propos du volet économique, l’orateur dira que l’UGTA s’opposera et pèsera de tout son poids pour ne pas appliquer l’idée du ministre qui favorise les opérateurs ou les entreprises d’aller investir a l’étranger. L’invité de Louisa Hanoune a annoncé par ailleurs que les négociations entre le patronat et l’UGTA dans le cadre de la préparation de la prochaine tripartite ont été interrompus. Selon Sidi Saïd, les deux parties rencontrent des divergences dans plusieurs points. Dans sa longue intervention, Sidi Saïd, appelle à la réhabilitation de l’industrie algérienne, qui selon lui, garantit la stabilité du pays. «Des milliards de dollars sont consacrés pour l’importation de produits alimentaires sans parler de l’importation des véhicules où nous avons le meilleur parc de l’Afrique. Nous sommes colonisés même dans notre consommation», précisera-t-il avant d’ajouter, «remplaçons le mot made-in par made in Algéria, si nous voulons réhabiliter notre économie qui commence à reprendre son souffle».

A.-B. M

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