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Quotidien d'information indépendant - n° 6134 - Jeudi 19 Avril 2018

Interception d’un de ses avions par l’armée de l’air française

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En partance de Constantine vers Lyon, mardi 9 janvier, l’avion d’Air Algérie a été intercepté par l'armée de l'air française. Dans ce contexte, Air Algérie a apporté des éclaircissements avant hier, dernier.

Selon la compagnie algérienne, en quittant l'espace aérien algérien, l'avion d'Air Algérie a été normalement transféré sur la fréquence du contrôle aérien français qui a donné un code radar et l'a autorisé à opérer directement vers un point de navigation. Selon, Reda Toubal Seghir, chef de division des affaires générales de la compagnie aérienne nationale, « cette instruction a été suivie par l'équipage d'Air Algérie, cependant depuis cet appel, l'équipage d'Air Algérie n'a reçu aucun autre appel du contrôle aérien français jusqu'au moment où un avion d'une compagnie aérienne étrangère opérant dans le même espace a contacté notre équipage sur la fréquence de secours lui demandant d'entrer en contact avec le contrôle aérien français ». Selon Toubal Seghir, l'avion algérien a suivi normalement son plan de vol et sans déviation de trajectoire. « Prenant contact avec le contrôle aérien français, ce dernier informa notre équipage qu'une procédure d'identification a été initiée par les militaires français par l'envoi d'un chasseur, qui est une procédure de sécurité applicable à l ensemble des compagnies aériennes. Elle vise à s'assurer, en cas de perte de communication radio ou de déviation de trajectoire sans autorisation, que l'aéronef n'est pas sous le coup d'une intervention illicite ou autre », a ajouté le chef de division des affaires générales. Ce dernier explique également que « l'équipage demeure en toute circonstance à l'écoute sur deux fréquences : la fréquence de contrôle aérien de la zone où se trouve l avion ainsi que la fréquence unique de veille et de secours utilisée par les pilotes et les contrôleurs aériens et également par les militaires en cas de problème sur la fréquence de travail ». Or, selon le même responsable, à aucun moment, l'équipage du vol d’Air Algérie n'a reçu d'appel sur cette fréquence de secours prévue justement pour ce cas. De plus, ce dernier renchérit : « Air Algérie a mis à la dispositions des services de contrôle aérien civils et militaires des contacts avec la direction du Centre de contrôle des opérations (centre de suivi permanent des vols) qui a aussi pour charge de communiquer toute situation particulière permettant de maintenir le contact entre les équipages en vol et les responsables au sol via un système de communication propre par message écrit (système acars). Dans ce cas précis, le même responsable précise que «le Centre de contrôle des opérations d Air Algérie (CCO) n'a jamais reçu d'appel de la part du service aérien civil ou militaire pour lui signifier ou l'informer d'une perte de communication avec ce vol». Toutefois, «Air Algérie a demandé la transcription des messages radios entre l'avion et les services de contrôle aériens, et ce, afin permettre de situer les éventuelles défaillances d'un côté comme de l'autre, conclut Toubal Seghir.

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