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Quotidien d'information indépendant - n° 6385 - Lundi 18 Février 2019

Nabila Goumeziane : «L’œuvre de Mohya, une référence de notre patrimoine»

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La directrice de la Culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Nabila Goumeziane, a estimé, samedi, que l’œuvre du poète, conteur, parolier, et dramaturge, Abdallah Mohya, très connu sous le nom de Mohand Ou Yahia, restera une référence dans la connaissance de notre patrimoine culturel. «L’œuvre constitue un gisement littéraire inépuisable d’expression amazighe et une œuvre novatrice monumentale qui mérite d’être promue et étudiée », a-t-elle indiqué.

S’exprimant à l’ouverture des 10èmes journées théâtrales en hommage à Abdallah Mohya, qui se tiennent au niveau de la maison de la culture «Mouloud Mammeri» au Théâtre régional «Kateb Yacine» et au village natal de Mohia, Ath Rbah dans la commune d’Iboudrarène, au sud-est du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, Nabila Goumeziane, a mis en avant sa modestie. «Son génie était immense», a-t-elle observé. Mohya, a poursuivi Nabila Goumeziane, a su, grâce à son originalité hors pair, introduire un souffle nouveau à l’art populaire et au patrimoine culturel oral en lui insufflant un style propre à lui. D’où, a-t-elle relevé, l’intérêt, particulier, qui lui est accordé par le large public mais aussi par les académiciens. «Précurseur du théâtre d'expression amazigh, Mohya s’est consacré complètement à traduire et à adapter des poèmes, des chansons et surtout des œuvres théâtrales universelles à la langue mais aussi à la réflexion amazighe», a-t-elle dit.
Auteur prolifique, Mohya, précurseur du théâtre d’expression amazigh, n’a eu besoin, durant plus de trente ans, ni de télé n de radio pour se faire connaître. Son génie était suffisant, a encore observé Nabila Gouméziane. «Il s’est consacré complètement à traduire et à adapter des poèmes, des chansons et surtout des œuvres théâtrales universelles à la langue mais aussi à la réflexion amazighe», a-t-elle ajouté. Au programme de ces journées théâtrales, organisées par la direction de la culture de Tizi-Ouzou en collaboration avec l’assemblée populaire communale d’Iboudrarène et la famille Mohia, un recueillement sur la tombe de Mohia au niveau du village Ath Rbah en présence des membres de sa famille, des autorités de la commune d’Iboudrarene ainsi que les responsables du secteur de la culture et les artistes de différents horizons.
Au deuxième jour, une exposition sur l’œuvre et le parcours du défunt dramaturge prévue au niveau du hall des expositions de la maison de la culture, Mouloud Mammeri, le lancement du prix Mohya d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight et des conférences autour de l’œuvre dramaturgique de Mohya, animées par Amar Laoufi, enseignant de littérature kabyle au département de langue et culture amazighes de l’université de Bouira et Chemakh Saïd, enseignant à l’université mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Dans l’après-midi de la même journée, la présentation de l’immortelle œuvre théâtrale adaptée par Mohia et produite par la coopérative Machahu d’Iferhounene, «Sin Nni» en l’occurrence. Mohya est né le 1er novembre 1950, dans la région d’Azazga, dramaturge, conteur, parolier et poète. Grande figure du théâtre algérien d’expression amazighe, Mohia enregistrait ses productions sur des supports audio (cassettes).
Il a consacré toute sa vie à traduire et à adapter des poèmes, des chansons et des œuvres théâtrales universelles. Telles que En attendant Godot, de Samuel Beckett, Le ressuscité (Mohand Ouchaabane), du célèbre écrivain chinois Lu Xun, La jarre (Tachbailit) de Pirandello, Tartuffe de Molière et Ubu Roi d’Alfred Jarry, sont aussi adaptés en 1984 sous les titres respectifs de Si Partuf et Caybibi. Médecin malgré lui, de Molière, En attendant Godot de Samuel Beckett, furent aussi traduites sous les titres Si Lahlu et AmWin Yettrajun Rabbi, Entre les émigrés de Mrozeck sous le titre «Sin Nni». Ainsi que les quatre autres productions phares de Mohia «Si nistri» adaptation de la pièce La farce de maître patelin composée au XIIIe siècle par un inconnu, Les fourberies de Scapin et le Malade imaginaire de Molière et Knock de Jules Romain, qui sont restées au stade de manuscrit. Mohia a tiré sa révérence en décembre 2004, dans une clinique parisienne après une longue maladie.

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