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Quotidien d'information indépendant - n° 6463 - Mardi 21 Mai 2019

Dépasser le statut quo par de profondes réformes politiques et économiques

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Les derniers évènements doivent être analysés avec lucidité, privilégiant uniquement les intérêts supérieurs de l’Algérie. Contrairement aux visions de sinistrose, la population algérienne a montré sa maturité politique voulant de profonds changements dans la gouvernance, contrairement aux partis tant du pouvoir que de l’opposition souvent déconnectés des réalités sociales.

Le quatrième scénario, évitant le vide juridique, et devant être pragmatique s’adapter étant un signe d’intelligence, où seul le président selon la constitution peut prendre des décisions majeures, est le report des élections d’environ une année avec une période de transition avec promesse de ne pas briguer un cinquième mandat, d’élections libres et transparentes, le remplacement, de l’actuel gouvernement y compris le premier ministre, avec un gouvernement non partisans de technocrates, évitant les mêmes figures largement décrié par la jeunesse que l’on voit depuis 2000 non crédibles et donc la mise sur table de toutes les revendications lors de la conférence nationale avec deux options. Il appartiendra à la rue de s’organiser en élisant ses représentants pour que ses revendications soient prises en charge.
- La première option de cette conférence est la totale transparence des élections, avec de véritables contre-pouvoirs, le remplacement de l’instance de surveillance de sélections, laissant le soin au futur président de réviser la constitution, de dissoudre éventuellement les assemblées élues et d’aborder les réformes économiques et politiques majeures étant pilotée par un comité de sages non partisans, le président actuel étant le garant de cette transition qui ne se présenterait pas aux élections.
- La deuxième option de cette conférence outre la totale transparence des élections, serait la révision de la constitution incluant de profondes réformes économiques et politiques toujours pilotée par un comité de sages non partisans, le président actuel étant toujours le garant de cette transition d’une année qui ne se présenterait pas aux élections. (Voir mon interview chaine3 Alger 09/03/2019 -13h).
Il s ‘agit impérativement de revoir l’actuelle trajectoire économique 2019/2024/2030 souvent oublié ayant des incidences politises et sociales avec le risque d’aller vers le FMI courant 2022. L’objectif est de privilégier uniquement les intérêts supérieurs de l’Algérie avec pour objectif stratégique le développement national indissociable avec le développent des libertés, existant un lien dialectique entre démocratie et développement, car aucun pays ne peut faire les réformes à notre place, le devenir de l’Algérie étant entre les mains des Algériennes et Algériens. L’Algérie, acteur indispensable à la stabilité euro-méditerranéenne et africaine, peut faire aboutir le processus des réformes inséparables d’une profonde démocratisation de sa société.
Dans le monde des affaires les sentiments n’existant pas, seules les réformes permettront la croissance économique et la réduction des lancinants problèmes du chômage et de la pauvreté. Tout obstacle à ces réformes ne fait que diminuer le taux de croissance, accroît l’insécurité du pays et, par là, contribue à la déstabilisation sociale et politique. Le temps étant de l’argent, tout retard dans le processus des réformes induira des coûts sociaux plus importants, et supportés par les plus défavorisés. Il est temps d’avoir des prospectives à moyen et long terme, afin de corriger les erreurs du passé, éviter de naviguer à vue en ignorant les aspirations de la société.

La question stratégique est la suivante: ira-t-on vers un réel changement salutaire en réorganisant la société, du fait des bouleversements géostratégiques mondiaux annoncés entre 2019-2025-2030 ou assisterons-nous simplement à des replâtrages, différant dans le temps les inévitables tensions sociales par la redistribution de la rente ? La refonte de l’État, dont l’administration, l’intégration de la sphère informelle, les réformes des systèmes financier, fiscal, douanier et socio-éducatif, les mécanismes nouveaux de la régulation et de la cohésion sociale, l’optimisation de l’effet des dépenses publiques et la nouvelle gestion des infrastructures reposant sur la rationalisation des choix budgétaire posent la problématique du devenir de l’économie algérienne.
L’économie algérienne est une économie actuellement totalement rentière avec plus de 98 % d’exportation avec les dérivés (600 millions seulement d’exportation de produits manufacturés en 2018 contrairement à de faux discours) provenant de l’éphémère ressource d’hydrocarbures allant vers l’épuisement. Idem pour environ 96 milliards de dollars de réserves de change (à la fin de février 2019), qui seront volatilisés d’ici à la fin de 2022, en cas de non-changement de politique économique et au rythme actuel des sorties de devises. Attention également à cette politique hasardeuse du financement non-conventionnel qui a atteint 6 556 milliards de DA au 31 janvier 2019, dont 2 185 milliards de DA en 2017, 3 471 milliards de DA en 2018 et près de 1 000 milliards de DA en janvier 2019, avec un emprunt supplémentaire d’une valeur de 500 milliards de DA, dont une grande partie sera destinée à la Caisse nationale des retraites (CNR), représentant environ 28 % du PIB. Dans le même temps, la dette publique, qui s’élève à plus de 36 % du PIB à la fin de 2018, risque de conduire dans deux à trois ans à une spirale inflationniste incontrôlée.
La réforme globale est la condition indispensable à la production et aux exportations hors hydrocarbures, évitant ces subventions généralisées, sans ciblage et socialement injustes, ainsi que les assainissements des entreprises publiques, répétés sans résultats probants. L’Algérie a besoin pour sa crédibilité nationale et internationale de rassembler tous ses enfants dans leur diversité et non de nous diviser, nécessitant un minimum de consensus économique et social qui ne saurait signifier unanimisme, signe de décadence de toute société afin de stabiliser le corps social. Les réformes au-delà des résistances naturelles des tenants de la rente, en réhabilitant la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption qui devient une menace pour la sécurité nationale, concrètement et pas seulement par des textes de lois, et le capital humain, sont la base du développement.
Les cris de la jeunesse en ces mois de février et mars 2019 pour un profond changement doivent être entendus afin que l’Algérie puisse relever les défis du XXIe siècle caractérisés, en ce monde interdépendant en perpétuel mouvement, par d’importants bouleversements géostratégiques tant dans le domaine sécuritaire, économique, politique, social et culturel. Contrairement aux visions de sinistrose, j’ai pleinement confiance en la maturité de la population algérienne, un grand peuple, comme il l’a démontré tout au cours de sa longue histoire millénaire et récemment par sa maturité politique. La réussite des réformes pour faire de l’Algérie un pays émergent, ayant toutes les potentialités, doit reposer, sur cinq axes : sécurité stabilité du pays, rassemblement, refondation de l’État, démocratisation et réformes économiques conciliant efficacité économique et une profonde justice sociale.
(Suite et fin)
Le professeur Abderrahmane Mebtoul, économiste, expert international

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