Quotidien d’information indépendant - n° 5045 - Jeudi 18 Septembre 2014

L’environnement au menu de la 4e session de l’APW

L’Assemblée populaire de la wilaya de Batna (APW) a tenu, mercredi, les travaux de sa quatrième session ordinaire sous la présidence de Nacir Latrèche, P/APW, consacrés à la situation de l’environnement et à d’autres questions non moins importantes.

Selon le rapport présenté par le directeur de wilaya de l’environnement, Tewfik Dékhinet, ce secteur se situe à sa phase de construction structurelle et systémique, d’où les nombreux projets en exécution et destinés à doter la wilaya de Batna des outils adéquats d’intervention sur le terrain. Ce rapport, qui a été soumis au débat et à l’appréciation des membres de l’Assemblée, donc aux observations et critiques, constitue dans le fond le bilan des actions entreprises et réalisées durant l’année 2011 par les services de la Direction de l’environnement et ses partenaires, particulièrement les collectivités locales (APW). A ce titre, le directeur de wilaya a rappelé que son secteur a bénéficié dans le cadre du plan quinquennal 2005/2009 d’un certain nombre de projets dont la finalité majeure est l’amélioration du cadre de vie environnemental des populations, particulièrement en agissant technologiquement et par l’éducation civique sur la réduction des effets nuisibles à l’environnement. A Batna, les pouvoirs publics ont ainsi réalisé, outre le siège de la direction de wilaya, la maison de l’environnement ou Dar Dounia, la station de contrôle de l’environnement, les centres techniques d’enfouissement (CET) des déchets divers, et ce, pour les communes de Batna, Barika et Aïn Touta. Une annexe du Centre national des technologies moins polluantes vient aussi de recevoir ses équipements pour devenir opérationnel. D’autre part, le programme quinquennal 2010/2014 aura permis d’élaborer les études portant sur la gestion des déchets domestiques ainsi que ceux concernant les déchets solides au profit de huit communes. Les décharges publiques dites sauvages à Arris, Merouana et Timgad ont été ainsi supprimées et la Direction de l’environnement a pu, grâce à la collaboration des APC concernées, mettre en place six décharges publiques dites contrôlées (CET), respectivement à N’gaous, Ras El Ayoun, Timgad, Merouana, El Madher et Arris. Ces décharges contrôlent et traitent mensuellement un volume de déchets estimé à 9 090 tonnes. Il convient de noter que même les déchets hospitaliers provenant des structures de santé publique et également des cliniques médicales privées sont désormais pris en charge d’une manière organisée et méthodique, ce qui est une notable avancée par rapport au passé. Huiles d’askarel… et médicaments périmés Sur le plan industriel, l’on note que grâce à la station de contrôle et d’évaluation de la pollution (émanations gazeuses, liquides ou solides), la Direction de l’environnement et les services techniques de la wilaya déploient des efforts continus afin de cerner et maîtriser les dangers de la pollution et guetter les probables dangers à venir. Ce dispositif veille à faire respecter la conformité aux normes nationales en la matière, d’où les conventions passées par la Direction de l’environnement avec l’ensemble des industriels de Batna et de la région. Le rapport du directeur de l’environnement signale certaines anomalies constatées dont le stockage au niveau de certaines unités industrielles et à la minoterie Belkheir de certaines quantités de la dangereuse huile d’askarel ayant servi par le passé au fonctionnement des transformateurs d’électricité. Le rapport a cependant omis de signaler ce qu’est advenu le stockage sécuritaire de l’huile d’Askarel au lieudit Azeb (Batna) d’autant que des informations ont fait cas de vandalisme dans ce lieu clôturé mais non surveillé d’enfouissement, commis récemment par des individus recherchant du plomb à récupérer pour le compte d’un fabricant local d’accumulateurs (batteries) à titre de récupération. L’huile d’askarel demeure hautement préoccupante aux yeux de la population de Batna. De même que l’information donnée à l’APW par le directeur de l’environnement relative à l’existence de vingt tonnes de médicaments «périmés» à l’intérieur de l’unité de Saidal/Biotic de Batna. Le système de protection de l’environnement semble, toutefois, s’acheminer vers des horizons positifs puisqu’il est désormais question d’accéder à la phase de la récupération et du recyclage industriel des déchets solides.

Ali Benbelgacem

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